Retour à la liste
logo Théâtre de l'Odéon
 |   Contacts
 |   Mécénat & Développement |   InfoLettre   |
Facebook
Dernière minute
  • Soirée exceptionnelle
    Algérie(S) : Lundi 13 février 20h. Pour le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie. Projection de Méditerranées un film d'Olivier Py, suivi du spectacle Le Contraire de l'Amour de Mouloud Feraoun.
  • Lecture musicale
    Marianne Faithfull : Mercredi 15 février à 20h.
    Les Sonnets de Shakespeare
    .
    Accompagnée de Vincent Segal, violoncelle.
  • Villes en scène
    Six théâtres européens se mobilisent pour renforcer le lien entre création artistique et citoyenneté, autour du thème du vivre-ensemble dans la ville. Première création : EXILS, de Fabrice Murgia, à Bruxelles.
Précédent Suivant
Présent composé
En février 2012, venez partager avec nous :
. une rencontre philo pour vous apprendre à "traverser les catastrophes" !
. une soirée exceptionnelle consacrée à l'Algérie,
. une découverte des philosophes amoureux : Heiddegger et Hannah Arendt par Raphaël Enthoven,
. un entretien avec Julie Wolkenstein autour de Marcel Proust.
. une lecture musicale de Shakespeare par Marianne Faithfull ...

En savoir +
 
 
picto librairie
L'Odéon en librairie
Vous n'avez pas le plugin Adobe Flash.
Pour le télécharger cliquez ici :
Plugin Flash

Tournant autour de Galilée

création
un spectacle de JEAN-FRANÇOIS PEYRET
Ateliers Berthier 27 Mars 2008 > 18 Avril 2008
Agrandir le texteEnvoyer le lien de cette pageImprimer cette page
Envoyer à un ami : Documentation > Archives saisons passées > Les saisons passées > Saison 2007 - 2008 > Peyret Jean-François

 
 
 
 
Le désir de savoir mène la danse
Maïa Bouteillet
Libération du mardi 15 avril 2008

Tournant autour de Galilée est un objet scénique qui ne se livre pas facilement. Un spectacle de la pensée vagabonde, tout en rêveries et en digressions. Une variation réjouissante sur le plaisir de la découverte et du savoir où, dans l’apparent désordre du geste artistique, flotte une liberté d’enfant.
Plongé dans une nuit bleutée semée de sphères, le plateau se révèle terrain d’expériences, autant que de jeux, favorisant aussi, au fil du spectacle, d’étonnantes rencontres. D’abord, celle de Jean-François Peyret avec la danse. A force de tourner autour de Galilée, le metteur en scène, qui se distingue dans le registre peu fréquenté du théâtre scientifique, en est presque naturellement venu à considérer le mouvement, celui de la rotation en particulier. Ainsi quatre des huit interprètes sont des danseuses et, bien que la distribution ne mentionne aucun chorégraphe, Tournant autour de Galilée est un spectacle fortement axé sur le rapport au corps et au féminin. Plus incarné, en somme, que ce à quoi on pouvait s’attendre s’agissant d’un astrophysicien. Jean-François Peyret, qui revendique de ne jamais monter de pièce, surtout si celle-ci, selon lui, «verse dans le classicisme» telle la Vie de Galilée, use du texte de Brecht comme d’un «matériau».
Ce faisant, Peyret trouve un biais malicieux en la personne de l’une des filles de Galilée qui vécut le plus clair de son existence au couvent sous le nom d’emprunt de sœur Marie Céleste ! C’est là qu’apparaît Jeanne Balibar, portée par une énergie formidable et pas le moins du monde déboussolée dans cette dramaturgie à fragmentation. Dansant elle aussi, chantant, légère et court vêtue de pages de textes scotchées autour de son buste et de sa taille, à la Joséphine Baker. Toujours un pied dedans un pied dehors, à la fois jeune religieuse et actrice, fille de la physicienne Françoise Balibar qu’elle a entraînée dans l’écriture du spectacle.
Tournant autour de Galilée prend le temps de faire le tour de son sujet, avec ce que cela implique de flottement, avant de construire son édifice. Il y a des images fortes et des moments de théâtre très réussis. Il faut voir la Balibar, avec ses compagnes accrochées à sa suite, tenir tête à l’énorme cochon, provoquer le face-à-face sans reculer d’un pouce. Bibi la truie a beau être une bête de scène de longue date et son propriétaire, l’acteur Olivier Perrier, veiller au grain derrière ses livres et ses lunettes, à la manière d’un Galilée qui ne dit pas son nom, ses grognements (sonorisés) et sa bestiale puissance produisent l’imparable effet d’une nature non maîtrisée déboulant sur le plateau.

 
 
 
|  Crédits
|  InfoLettre