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Épître aux jeunes acteurs

texte et mise en scène Olivier Py
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En 2000, le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris demande à Olivier Py d’intervenir auprès des élèves comédiens. Plutôt que de donner un cours théorique, Olivier Py décide d’y répondre par un acte théâtral ; c’est ainsi que le texte est joué une première fois par l’auteur dans le théâtre du Conservatoire. À l’occasion de La grande parade d’Olivier Py
organisée par le Théâtre du Rond-Point en 2006, le spectacle naît véritablement à la scène, interprété par John Arnold et Samuel Churin, en une heure d’un décapage à la fois drôle et sévère.

«L’appel impatient de la gloire pousse chaque année des milliers de jeunes gens sur le chemin difficile de l’art théâtral. Savent-ils ce qu’ils font, savent-ils ce qu’ils risquent, imaginent-ils les désillusions embusquées, les mirages délétères, le froid hivernal du doute qui tombe sur la vocation ? Pourrait-on leur parler de cette étrange vocation à la manière d’un imprécateur d’un autre âge, exalter la gravité de leur mission, rappeler encore que la représentation de l’humain dévolue aux acteurs est une aventure politique en soi ?
Cette Épître est l’occasion de m’adresser à un public plus large que celui des apprentis et de dire, véhément, ce que je crois être les fondements de mon travail. Il me semble que depuis des années je ne cherche qu’à donner sens, qu’à donner plus de sens, qu’à donner ce qui à mon sens est le sens du mot «PAROLE». L’Épître aux jeunes acteurs est donc une sorte de définition empirique de ce grand mot qui ne saurait être simplement communication triviale.»
Olivier Py

«Cette Epître est rendue incandescente (…) par la grâce d’un acteur-poète : John Arnold, à nu, superbe. Olivier Py est bien le fidèle gardien de la servante, cette petite lampe qui, toujours, veille dans la nuit du théâtre et dumonde.»
Le Monde

«Il y a dans l’entreprise, ambitieuse et blagueuse, tout ce qui fait l’art d’Olivier Py. Il ne prend pas la pose mais sait ce qu’il a à dire. […] L’essentiel de cette adresse est portée par John Arnold, interprète au jeu dense, profond, à la personnalité très forte. Grave et malicieux à la fois, il est exactement accordé à l’esprit de ce texte et lui donne un supplément de grâce et de
mystère en même temps.»
Le Figaro
 
 
 
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