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Ivanov

en hongrois surtitré
d'ANTON TCHEKHOV - mise en scène TAMÁS ASCHER
Ateliers Berthier 22 Mai 2008 > 31 Mai 2008
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Dans un intérieur quelconque, quelque part dans une Europe des années 1960 ou 1970, quelqu'un traîne auprès d'un transistor allumé, projette vaguement d'organiser une soirée pour tuer le temps, et faute de mieux, noie son mal de vivre dans un flot de paroles ou d'alcool... Ivanov est la première de ses pièces que Tchekhov ait vu jouer. Jeune auteur, il se doutait si peu de ce qu'est censée être une atmosphère «tchékhovienne» qu'il pensait de bonne foi écrire une comédie. Ce détail n'a pas échappé à Tamás Ascher, familier de son œuvre depuis plus de vingt ans : on rit souvent et franchement dans cet Ivanov décapé, où les portes battent le rythme d'une sorte de vaudeville de la banalité. La formidable troupe du Katona de Budapest arrache chacun des personnages à ses clichés ; ainsi incarnés, selon Jean-Pierre Thibaudat, ils «n'en apparaissent que plus nus et vulnérables. Proches de nous comme jamais».

...dans le climat de désolation domestique et fêtarde que Ascher agrémente avec des chansonnettes, sur la scène dépouillée et décourageante, qui est vraie, c'est toute la compagnie du Katona qui nous étourdit avec l'amertume contagieuse d'actions sans espoir. Et le fait qu'Ivanov à la fin ne se tire même pas une balle dans la tête mais s'effondre par terre, nous laisse la gorge serrée.
Magnifique ...

Rodolfo De Giammarco in La Repubblica octobre 2005
 
 
 
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