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. une soirée "pastiches" avec Guillaume Gallienne.
. une rencontre avec Jean-Philippe Toussaint autour de Dostoïevski
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Programme décembre 2011

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Envoyer à un ami : Documentation > Archives saisons passées > Présent composé > PC 2011-2012 > Programme décembre 2011

 
 
 
 
Pour les manifestations du mois de décembre, ouverture de la location le mardi 15 novembre (le mardi 8 novembre pour les abonnés)

Lectures et rencontres
Pedro Kadivar, Terres d'exil, territoires d'écriture
Jeudi 1er décembre à 18h30
kadivar
Résidence de l’auteur iranien à l’Odéon-Théâtre de l’Europe
Opus 1, Langue maternelle
Écrivain invité : Tzvetan Todorov

Paris, 9 avril 1951. L’écrivain iranien Sadegh Hedayat se suicide dans sa chambre de la rue Championnet en bouchant toutes les issues et en ouvrant le gaz. Écrivain de langue persane, parlant plusieurs langues vivantes et mortes, fondateur du roman moderne iranien, il a connu le milieu surréaliste parisien et en particulier André Breton, qui fera l’éloge de son roman La Chouette aveugle.
Soixante ans plus tard, partant de la figure de Hedayat, Pedro Kadivar, auteur et metteur en scène franco-iranien, propose un cycle de lectures et de rencontres autour des notions d’exil et de création. Travaillant à cette occasion sur un projet d’écriture personnel, il lira lors de chaque séance un choix de textes sur ces thèmes, puis s’entretiendra avec un écrivain invité. Ce cycle s’achève par une lecture-performance aux Ateliers Berthier (au second semestre).

« On ne choisit pas sa langue maternelle tout comme on ne choisit pas de naître, et l’on s’en aperçoit après-coup. On perçoit plus tard sa propre naissance, elle nous apparaît lentement, de temps à autre, tout le long de la vie, derrière les vagues de la mer quotidienne, dans le noyau du banal, ou bien elle se révèle à nous brutalement, violemment, un éclat au cœur de l’habitude dans des moments d’extrême nudité, d’extrême solitude, la conscience d’être né un jour et de continuer à vivre depuis ce jour. La naissance est alors rendue à l’événement unique qu’elle fut, elle n’est plus anodine, plus réductible à une date et à un lieu. Et la langue maternelle ? Y a-t-il un moment, où la langue maternelle se montre à nous comme ce dont on n’a pas décidé et qui nous a fait être ce que nous sommes ? Y a-t-il un moment où on contemplerait sa langue maternelle, où on sortirait d’elle pour la contempler hors de toute langue ou bien depuis les bords d’une autre langue ? » (Pedro Kadivar)

Cette rencontre sera filmée et mise en ligne sur remue.net.
> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€

Lecture et récital / exposition
Hommage à Laurent Terzieff
Lundi 5 décembre à 20h

terzieffLaurent Terzieff, le théâtre comme engagement
Lecture par  Anne Alvaro, Benjamin Bellecour et Christophe Maltot
«J’ai essayé de trouver des auteurs contemporains qui tiennent compte de ces deux aspects fondamentaux de l’existence, celui du monde intérieur et celui du monde extérieur. Un théâtre qui rende compte de l’homme public, l’homme jeté dans le monde dont il est tributaire, avec ses difficultés, son travail, et l’autre, l’homme privé, tributaire de lui-même qui se regarde et s’interroge.» Laurent Terzieff

Dialogue entre J.-S. Bach et R. M. Rilke
Création
Suites de J.- S. Bach / Rilke interprétées par Gérard Caussé à l’alto, avec des poèmes de Rainer Maria Rilke, enregistrement inédit par L. Terzieff.
C’est au milieu des années soixante-dix que Gérard Caussé, alors membre fondateur et alto solo de l’Ensemble intercontemporain, créé par Pierre Boulez, acquiert une renommée internationale. Dès lors il se consacre à étoffer le répertoire de son instrument, ce dont témoignent nombre d’œuvres qui lui sont dédiées : plus de vingt concertos dont récemment la création de concertos pour alto de Philippe Hersant, de Michaël Levinas, de Pascal Dusapin et de Hugues Dufour.

Portraits
Durant le mois de décembre, douze portraits retraçant le parcours théâtral de Laurent Terzieff seront exposés sous les arcades du Théâtre de l’Odéon.


D’autres rendez-vous du Théâtre du Lucernaire et du TNP :
Téléchargez le programme complet de l'hommage à Laurent Terzieff.

© DR
Coproduction Odéon-Théâtre de l’Europe, TNP de Villeurbanne, Le Lucernaire, Compagnie Laurent Terzieff.
Enregistrement public en coproduction et en partenariat avec France Culture.

> Théâtre de l’Odéon – Grande salle / Tarifs : 12€, 6€

Lecture musicale dans un salon
Pierre Michon, « Le Roi du bois »
Les 6, 7, 8 décembre à 18h30
Par Bruno Sermonne, comédien et Isabelle Saint-Yves, viole de gambe

«Qui sui
michon_jean-luc_bertinis-je à vouloir guérir le silence des arbres ? En parlant plus fort que le vent, la forêt me souffle un chant plus vrai que ma parole. Suis-je le Roi du bois si je garde le silence ? En quête de mon souffle dans la syntaxe de Pierre Michon, la viole
de gambe d’Isabelle Saint-Yves soutiendra ma parole.»
Bruno Sermonne
Le Roi du bois est paru aux éditions Verdier en 1996.
Pierre Michon est né le 28 mars 1945, aux Cards, dans la Creuse où ses parents étaient instituteurs. Lycéen à Guéret, il étudie ensuite les lettres à l’université de Clermont-Ferrand (maîtrise sur le théâtre d’Artaud). Son premier texte paraît lorsqu’il a 37 ans, après quelques années consacrées aux études littéraires et au théâtre.

© Jean-Luc Bertini

> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€

Lecture musicale dans un salon
Alain Veinstein, « Voix seule »
Vendredi 9 décembre à 18h30
Avec Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste

veinstein_christopheabramowitz«Voix seule résulte d’un pan de vie en compagnie de mots avec lesquels j’ai entretenu une relation qui m’a semblé juste. Ces mots, j’ai essayé de les mener dans l’inconnu, le plus loin possible. Je leur ai demandé de me surprendre.»
Alain Veinstein

Alain Veinstein est auteur de poèmes et de romans. Lauréat du Prix Mallarmé, du Grand Prix de poésie de l’Académie française et du Prix de la langue française. Voix seule est son quatrième livre publié au Seuil (mai 2011). Il est producteur à France Culture des émissions Surpris par la nuit et Du jour au lendemain. Il est tout nouveau membre du jury du prix Médicis.

Violoncelliste formée à Paris et à Moscou, Sonia Wieder-Atherton brille par son éclectisme. Attirée tout autant par le répertoire classique des violoncellistes que par les œuvres contemporaines dont elle assure les créations, elle n’hésite pas non plus à puiser dans d’autres univers sonores.

© Christophe Abramowitz

> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€

Lecture musicale dans un salon
Lola Lafon, « La Petite Fille au bout du chemin »
Samedi 10 décembre à 18h30
Avec Julien Rieu de Pey (basse, guitare) et Olivier Lambert (ordinateurs, guitare)

lafon_lolaLa Petite Fille au bout du chemin est tirée du roman Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce (Flammarion). Tempête que tous les Empires, familiaux, conjugaux ou sociaux, cherchent à circonscrire et à corriger jusqu à l'effacer.
La lecture sera composée d’extraits du dernier roman de Lola Lafon, mêlés à des écrits de Joyce Carol Oates, Marilyn Monroe... et entremêlée de chansons allant de Barbara à David Bowie.

Lola Lafon est auteur de trois romans : Une fièvre impossible à négocier, De ça je me console, et Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce ainsi que chanteuse et musicienne, elle a sorti deux albums : Grandir à l’envers de rien (Label Bleu) et Une vie de voleuse (Le chant du Monde/Harmonia Mundi.)
http://lolalafon.free.fr/blog/?p=392

© Lynn S. K. / Flammarion
> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€

Atelier de la pensée - Rendez-vous avec Ravages
Slow
Mercredi 14 décembre à 18h30

ravages7Participeront au débat Frédéric Joignot, jounaliste et essayiste, Serge Latouche, économiste de la décroissance, Lucia Penazzi, Slow Food France
Invitié surprise : Malcom de Chazal

Les mouvements Slow food et Slow Citta («Villes lentes», 100 villes autour du monde) constituent la crête émergée du mouvement de la «Slow life», la Vie lente, né au Canada et aux États-Unis (le mouvement «take it easy»), qui se développe mondialement. Ce concept actif, parfois militant, incarne la recherche immédiate, raisonnée, hédoniste d’une nouvelle qualité de vie, en commençant par la jouissance de produits et services permettant de vivre d’une manière plus facile, lente et
agréable, et ce, dans nos modes de consommation, nos loisirs, au travail – dans nos vies en général.
Il existe aujourd’hui quantité de mouvements se réclamant du concept de la Slow life : slow money, slow management, slow travel, slow drive, slow industry, slow aging, etc. Ces mouvements rejoignent les partisans d’un virage global de l’économie, de l’écologie industrielle, des green tech, de la critique du court-termisme comme des plans d’austérité de FMI, en lui donnant un supplément existentiel – il s’agit de proposer un espoir, une existence nouvelle, une utopie concrète. De commencer à vivre la «Slow life» dès maintenant et de décréter l’état d’urgence du changement. En cela, il rejoint des grands mouvements comme ceux des Indignés et des écologistes alternatifs.

En partenariat avec la Revue Ravages
> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€

Traversée philosophique
Foucault, « Pourquoi vouloir savoir ? »
Jeudi 15 décembre à 18h30
foucault_dRencontre animée par Jean-Marie Durand, journaliste aux Inrockuptibles.
Leçons de Foucault avec Daniel Defert
Lectures de textes de Gilles Deleuze, Friedrich Nietzsche, Jean-Pierre Vernant.

Dans ce premier cours professé au Collège de France en 1971, Foucault fait suite à l’annonce de sa leçon inaugurale dans laquelle il déclarait vouloir établir une généalogie du savoir. Le véritable thème de ce cours est moins la possibilité de cette entreprise que ses effets sur notre conception de la vérité depuis Platon, c’est-à-dire sur la philosophie elle-même.
«(…) Quand on parle de volonté de vérité (parle-t-on de la volonté qui choisit le vrai contre le faux, ou d’une volonté plus radicale qui pose et impose le système vérité/erreur?), est-il question de la volonté de vérité ou de la volonté de savoir ? Et qu’en est-il, entre ces deux notions, de celle qu’on ne peut pas manquer de rencontrer, si on analyse l’une ou l’autre – je veux dire : la connaissance ? A fixer donc le jeu entre ces trois notions, savoir, vérité, connaissance.
Autre question, elle aussi d’ordre sémantique : que faut-il entendre par volonté ? Quelle différence faire entendre entre cette volonté et ce qu’on entend par désir, dans des expressions comme désir de connaissance, ou désir de savoir ? Quel rapport établir entre l’expression ici isolée «volonté de savoir» et l’expression plus familière «désir de connaître» ? (...)» Michel Foucault (leçon du 9 décembre 1970)
Daniel Defert a établi le texte de ce cours Leçons sur la volonté de savoir. Cours au Collège de France (1970-1971), suivi de Le savoir d’Œdipe (Seuil/Gallimard 2011).

> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€

Les midis musicaux de Leonis
Un Tramway, concert
Vendredi 16 décembre à 12h
Le Quatuor Leonis jouera un programme musical en écho au spectacle.
Avec
Guillaume Antonini Violon 1
Sébastien Richaud Violon 2
Alphonse Dervieux Alto
Jean-Lou Loger Violoncelle

> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€

Rencontre
La République des traducteurs (2e édition)
Les 16 et 17 décembre
Les expériences de la traduction

En collaboration avec l’Atelier Européen de la traduction.
Organisé à l’occasion de la parution des traductions de Lumières du corps, de Valère Novarina, en Israël, en Egypte, en Grèce et en Espagne.

Vendredi 16 décembre de 15h à 19h15

15h – 17h30 : Une fois pour toute une fois pour rien
Amani Ayoub – Egypte, Louisa Mitsacou – Grèce, Ilana Zinguer – Israël, Fernando Gomez Grande – Espagne, commentent et analysent leurs traductions de Lumières du corps de Valère Novarina.
D’une culture à l’autre
Igal Ezraty – Israël et Essam Abdel Aziz Abdalla – Egypte, s’entretiennent avec Valère Novarina.
Entretien dirigé par Muhammad Hirzalla.
18h – 19h15 : Une lecture de Lumières du corps
Séance publique du séminaire Pensées du théâtre de Denis Guénoun (Université Paris-Sorbonne).

samedi 17 décembre de 10h à 14h

10h – 12h15 : D’une langue à l’autre
avec David Arar – Grèce, Alfonso Silvan – Espagne, Jose Antonio Costa Ideias – Portugal, Muhammad Hirzalla – Palestine / France, Jie Chun – Chine
12h15 : Polyphonie mediterranéenne
Lecture d'un tressage multilingue pour le chapitre 2 de Lumières du corps, «Quadrature du langage».
Avec Roséliane Goldstein – France, et les membres de la République des traducteurs, 2e édition.
13h15 : Présentation en France de l’édition espagnole et de l’édition égyptienne de Lumières du corps.

> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin
Nombre de places limité à 50 personnes.
Merci de bien vouloir nous confirmer votre venue à present.compose@theatre-odeon.fr

 
 
 
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