Prix Impatience : le Prix du Jury ET le Prix du public du festival ont été remis au RAOUL COLLECTIF pour leur spectacle LE SIGNAL DU PROMENEUR. Encore bravo à eux.
EN JUIN 2012, venez partager avec nous : . un après midi consacré aux Confessions amoureuses de Jean-Jacques Rousseau, par Raphaël Enthoven. . une soirée "pastiches" avec Guillaume Gallienne. . une rencontre avec Jean-Philippe Toussaint autour de Dostoïevski . du théâtre d'intervention, Les Études, c'est bien, c'est mal...
Envoyer à un ami : La saison > Présent composé > Programme mars 2012
Pour les manifestations du mois de mars, ouverture de la location le mardi 21 février (le mardi 14 février pour les abonnés). Elle se fait uniquement par téléphone au 01 44 85 40 40 pour les "Tarif unique 5€".
Les Lumières au présent
– un dictionnaire philosophique Qu'est-ce que les Lumières ? Jeudi 8 mars à 18h30 Avec Françoise Vergès et Achille Mbembe. Animé par Seloua Luste Boulbina.
Qu’est-ce que les Lumières ? La question, si européanocentrée, mérite d’être posée à partir de points de vue extraeuropéens ainsi que dans une perspective coloniale et postcoloniale. «Au loin, les Lumières», comme on l’a dit si souvent pour désigner l’horizon d’émancipation qu’elles signifient ? Ou «de près les ténèbres», comme on l’a également soutenu en opposant la réalité à l’idéal, l’Afrique à l’Europe et la colonie à la métropole ? Pour en discuter, deux invités dont les centres d’intérêt ne peuvent qu’enrichir l’interrogation : utopie coloniale, mémoire, esclavage d’une part, décolonisation, imagination politique, usages de la raison d’autre part.
En partenariat avec le Collège International de Philosophie. > Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Les philosophes amoureux
par Raphaël Enthoven Diderot et Sophie Volland Samedi 10 mars à 15h Avec Raymond Trousson, essayiste auteur de Denis Diderot ou Le Vrai Prométhée (Tallandier, 2005) lectures par Georges Claisse.
«Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne. N’est-il pas vrai, ma Sophie, que vous êtes bien aimable ? Regardez au-dedans de vous-même. Voyez-vous bien, voyez combien vous êtes digne d’être aimée, et connaissez combien je vous aime.» Paris, le 23 juillet 1759.
Une correspondance qui s’établit en 1755, et pour plus de quatorze ans. Fait apparemment contingent et sans importance, jamais les lettres de Sophie Volland à Denis Diderot n’ont été retrouvées. Diderot aurait-il détruits, et pour quelle raison, les écrits de celle dont il chante à longueur de lettres la grâce et la finesse d’esprit ? Quel besoin peut-il avoir d’entretenir sa passion par la raison, et de soutenir par l’amour le dialogue de leurs pensées ? Si l’obsession du philosophe de se survivre au panthéon de la sagesse s’avère dans la lutte contre l’effacement du coeur oublieux de son amante, alors la vérité de cette relation se porte au grand jour de l’évidence : être philo-sophe, c’est aimer Sophie.
En coproduction avec France Culture et en partenariat avec Courrier international. > Théâtre de l’Odéon – Grande salle / Tarif : 5€
Colloque Le Théâtre public entre État et marché (1982-2012) Lundi 12 mars de 14h à 19h Qu’est-ce qu’un théâtre public aujourd’hui ? Cela se réduit-il à un label, une subvention ? Cette subvention a-t-elle pour objectif de rompre avec les logiques de marché, ou bien constitue-t-elle un soutien de l’État (de l’Europe, ou des collectivités) à des directeurs, metteurs en scène, acteurs de ce que certains nomment un «grand marché théâtral» ? Le théâtre public est aujourd’hui traversé par des logiques contradictoires où s’entremêlent parfois, de façon complexe, culture de service public et pratiques de théâtre privé : autant d’ambiguïtés que ce colloque se propose d’explorer. Colloque organisé parChristian Biet, Marion Denizot, Laurent Fleury, Stéphanie Loncle.
• 14h : Présentation de la journée par Marion Denizot (Université Rennes 2). • 14h15 - 16h45 : Perspectives historique, théorique et politique. Par Christian Biet et Emmanuel Wallon (Université Paris Ouest-Nanterre). • 14h20 : Libéralisme et néo-libéralisme, XIXe siècle - XXIe siècle, de troublantes similarités. Par Stéphanie Loncle (Université de Caen Basse-Normandie). • 14h40 : Le «théâtre, service public» au XXe siècle : généalogie d’une pratique. Par Laurent Fleury (Université Paris Diderot). • 15h : Les apories d’un «théâtre pour chacun». Par Martial Poirson (Université Stendhal, Grenoble). • 15h20 : Les mutations de l'économie du théâtre (titre sous réserve). Par Xavier Dupuis (Université Paris Dauphine). • 15h40 : «Le marché est naturel comme la marée». Par Jack Ralite (ancien ministre, fondateur des États généraux de la culture). • 16h10 : Discussion • 16h45 - 17 h : Pause • 17h - 19h : Points de vue de la profession. Table ronde animée par Laurent Fleury et Christian Biet, avec Jean-Marie Hordé, Brigitte Jaques, Thomas Jolly, Eric Lacascade, Madeleine Louarn et Stanislas Nordey.
En partenariat avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe, les Universités Paris Diderot («Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques»), Paris Ouest-Nanterre («Histoire des Arts et Représentations»), Rennes 2 / Maison des Sciences de l'Homme en Bretagne («Identité(s) du théâtre public»), Revue Théâtre/Public. > Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin Entrée libre sur réservation present.compose@theatre-odeon.fr
Soirée exceptionnelle Miss Knife chante Olivier Py Lundi 12 mars à 20h AvecOlivier Py chant, Julien Jolly batterie, Olivier Bernard saxophone, flûte, Stéphane Leach piano, Sébastien Maire contrebasse. MusiquesStéphane Leach, textesOlivier Py, costumesPierre-André Weitzassisté deNathalie Bègue, lumièresBertrand Killy.
«Du garçon à Miss Knife. C’est parce que je suis en phase avec moi-même depuis mon plus jeune âge que j’ai pu me travestir. Quand vous avez perdu beaucoup de plumes dans vos combats, il vous reste une solution : mettre ces plumes sur vos fesses ! Toute cette souffrance d’être un homme, j’ai voulu en faire quelque chose. Sans tomber dans la singerie de la castration, je voulais me débarrasser de cette créance du désir masculin qui crée du désir. Je me suis donc transformé en femme, en Miss Knife. C’est une créature de rêve dans tous les sens du terme. Je l’aime parce qu’elle représente tous les vécus de toutes les figures de femmes que j’ai rencontrées, admirées, ou imaginées.» Olivier Py, dans Manifeste féministe de Laure Adler (Autrement, 2011)
Pourquoi aimez-vous ? Illusions perdues d’Honoré de Balzac Mardi 13 mars à 18h30 par Catherine Cusset Un écrivain contemporain savoure une oeuvre classique. Rencontre animée par Daniel Loayza.
«Qui veut s’élever au-dessus des hommes doit se préparer à une lutte, ne reculer devant aucune difficulté. Un grand écrivain est un martyr qui ne mourra pas, voilà tout.» Illusions perdues
Catherine Cusset est née à Paris en 1963. Elle est l’auteur de neuf romans parus chez Gallimard, dont En toute innocence (1995), Le Problème avec Jane (2000), Confessions d’une radine (2003), Un brillant avenir (2008) et d’un récit New-York. Journal d’un cycle (2009) paru au Mercure de France.
En partenariat avec les éditions Flammarion et Evene. > Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Traversée philosophique Où en est la philosophie en France ? Jeudi 15 mars à 18h30 AvecMichaël Foessel, Frédéric Worms, Jean-François Kervegan, et la revue Esprit. Animé parJean-Marie Durand. En partenariat avec les éditions du Seuil et les Inrockuptibles > Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Lectures Héritages méditerranéens mercredi 21 mars à 18h30 Lecture croisée de Charles Berling pour Les Vieux Fous, de Mathieu Belezi et de Christiane Cohendy pour Aujourd’hui maman est morte, de Charles Berling. (extraits)
Suivie d'une rencontre avec Charles Berling etMathieu Belezi.
De la petite française du Maroc aux entrailles algériennes d'une mémoire obscène, récits des rives de la Méditerranée fouettées par l'histoire.
En partenariat avec les éditions Flammarion. > Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Lecture René de Disiz Jeudi 22 mars à 18h30 Lecture par l'auteur. «Un roman sur un adolescent contraint de grandir trop vite et de faire des choix déchirants, dans une société en guerre contre elle-même. Le deuxième roman de Sérigne M’Baye Gueye, plus connu sous le nom de Disiz la Peste, est une politique fiction dans une France extrême-droitisée, qui imagine le parcours du jeune René, un enfant de treize ans qui voulait juste être normal.»
En partenariat avec les éditions Denoël. > Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Hongrie / Lectures et rencontre Lectures hongroises, Hongrie ! Jeudi 29 et vendredi 30 mars Alias, deuxième partie d’on ne sait quoi de Dr Anna Sivián (alias András Vinnai) Jeudi 29 mars à 18h
Traduction Marc Martin. Lecture dirigée par Balazs Gera. Lue par : Philippe Bérodot, Cécile Garcia-Fogel, Jérôme Kircher, Norah Krief.
Pièce extraite du cycle présenté au Théâtre National de Budapest, Les Dix Commandements : Tu ne tueras point. L’histoire est celle d’un homme, le narrateur, qui raconte et convoque une succession de scènes et d’histoires présentant les différentes facettes et versions du couple : deux chasseurs, un père et son fils, le fils et sa fiancée, la fiancée et son amant, un voisin et sa femme. Ah, oui, c’est vrai ! Leur fille aussi… Paumée, atteinte d’une irrépressible envie de dormir qui la conduit à se réveiller enceinte à répétition. Et puis, il y a ceux qui sont là pour réparer ou dont c’est la fonction et le métier en tout cas : médecins, psychiatres, apprentis-sorciers mélangeurs de substances susceptibles de produire ou de provoquer tous les états recherchés. Tous plus “sonnés” les uns que les autres, un vrai ballet d’hallucinés poursuivis par leurs propres chimères. Une belle illustration de la folie ordinaire qui dégénère, de l’esprit de meurtre et de vengeance. Un manège peu enchanté, caustique et acide, pour illustrer le sixième des dix commandements.
> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Tango de Satan de László Krasznahorkai Jeudi 29 mars à 20h
Traduit par Joëlle Dufeuilly, adapté pour le théâtre et lecture dirigée par Franck Ferrara. Avec les comédiens de la Cie Machine Théâtre (Montpellier) Ludivine Bluche, Brice Carayol, Laurent Dupuy, Patrick Mollo, Nicolas Oton, Thomas Trigeaud, Marie Vires
Un groupe d'âmes perdues dans la grande plaine hongroise balayée par le vent et l'incessante pluie d'automne. Dans la coopérative démantelée et livrée à l'abandon, ces quelques habitants végètent et complotent les uns contre les autres, lorsqu'une rumeur annonce le retour de deux autres personnages que l'on croyait morts. Cette nouvelle bouleverse ces êtres en manque de perspective. Certains y voient l'arrivée d'un messie, d'autres redoutent celle de Satan... Tango de Satan est une œuvre rare et audacieuse sur notre civilisation occidentale, son écriture emprunte à l’anecdotique une extraordinaire universalité. Pas d’histoire d’états ou de souverains, de guerres ou de génocides ; mais l’histoire qui se répète indéfiniment, celle des peuples où qu’ils soient, quels qu’ils soient, peuples qui aiment, méprisent, trahissent, fuient et espèrent toujours. Les acteurs, personnages et lecteurs, à la fois spectres et êtres de chair, incarnent et narrent au gré des répliques et des didascalies ces premiers pas du tango de Satan. Ils forment le décorum de cette éphémère traversée.
> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Créer aujourd’hui en Hongrie Vendredi 30 mars à 18h
Traduction Sophie Aude. Lecture dirigée par Thomas Quillardet. Monologue pour une actrice, lu par Anne Benoît.
Pièce extraite du cycle présenté au Théâtre National de Budapest, Les Dix Commandements : Tu ne voleras pas. La pièce évoque clairement la révolution roumaine de décembre 1989. Le scandale sur lequel elle se penche est celui de «la limitation violente de la liberté d’un individu», très précisément ici dans le contexte d’une surveillance policière et d’une dictature violente. Après le suicide de son compagnon (ultime moyen d’échapper à ceux qui voulaient l’enfermer), et l’enterrement de celui-ci qui s’est transformé en manifestation d’opposition au régime, «la Fille» (désignée par les services secrets sous le nom de code «Porno») est enlevée par la police politique. Enfermée à l’hôpital, elle perd l’enfant qu’elle attendait et finit par s’échapper à la faveur des soulèvements qui éclatent en décembre.
En partenariat avec la Maison Antoine Vitez et l’Institut hongrois de Paris. > Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
Lecture musicale Arthur H, L’Or noir Samedi 31 mars à 20h Accompagné deNicolas Repac, guitare et balafon. Mise en espaceKên Higelin, montage des textesNadine Eghels.
Textes de Aimé Césaire, Edouard Glissant, René Depestre, Georges Desportes, Gilbert Gratiant, Dany Laferrière, Amos Tutuola, James Noël et Daniel Maximin.
C'est à l'occasion d'une soirée qui rendait hommage à Edouard Glissant à l'Odéon-Théâtre de l'Europe que nous avons entendu pour la première fois Arthur H lire de la «poésie noire». Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire et Bamako Paris New-York de Manthia Diawara constituaient notamment la matière littéraire de sa partition. Car en effet comment nommer cette étrange sensation d'une voix qui est évidence musicale et sens à la fois ? D'une présence immédiatement juste dans ce qu'elle vous transmet. Arthur H était ce soir-là sur la grande scène de l'Odéon, pas seulement interprète d'une parole et d'une pensée mais bien incarnation, ceci sans effort, comme si les mots du continent africain lui venait du plus profond de lui-même, comme la musique peut parfois sembler venir d'une source originelle un peu mystérieuse. Donc, Arthur H en amplificateur des poètes de la négritude. «La négritude est un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d'Afrique et des minorités noires d'Amérique, d'Asie et d'Océanie.» (Leopold Sédar Sanghor) Mais avant tout, il s'agit d'un langage commun, d'une parole qui nous relie et nous fait femmes et hommes.
Cycle «Littérature et politique» en partenariat avec France Culture. > Théâtre de l’Odéon – Grande salle / Tarifs de 12€ à 6€