Pour les manifestations du mois de février,
ouverture de la location le mardi 18 janvier (le mardi 11 janvier pour les abonnés)
•Pourquoi aimez-vous... ? (1/5)
Ils sont romanciers, dramaturges ou poètes, et ont un point commun : ils ont été bouleversés par la lecture d’un «classique». Rencontre de jeunesse ou révélation plus tardive, coup de foudre ou séduction progressive, relation complice ou tumultueuse avec un personnage, scène culte dont leur imaginaire s’est nourri : pour rendre hommage à l’œuvre qu’ils placent au-dessus de toutes les autres, ces auteurs ont répondu au questionnaire intime qui figure dans les éditions de la collection GF-Flammarion. Chacun d’eux laisse entrevoir comment un livre a marqué sa vie.
«Le Lys dans la vallée» d’Honoré de BalzacMardi 1er février à 18hLecture d’extraits par Catherine Milletet rencontre animée par Daniel Loayza«Je cède à ton désir. Le privilège de la femme que nous aimons plus qu’elle ne nous aime est de nous faire oublier à tout propos les règles du bon sens. Pour ne pas voir un pli se former sur vos fronts, pour dissiper la boudeuse expression de vos lèvres que le moindre refus attriste, nous franchissons miraculeusement les distances, nous dépensons l’avenir. Aujourd’hui, tu veux mon passé, le voici.»
Organisé avec les éditions Flammarion. En partenariat avec Evene.> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
•Lecture«Inter»Jeudi 3 février à 19hde et par Pascal Quignard et ses traducteurs
Inter aerias fagos, poème écrit en latin par Pascal Quignard en 1976, se révèle dans le boulevers
ant récit qu’il fait dans ce liv
re, comme la matrice de son œuvre.
Inter aerias fagos marque l’origine d’une vie à venir de lecture, d’écriture et de silence.
Un livre qui se déploie en sept poèmes saisissants. Une aventure unique de traduction littéraire par sept écrivains latinistes contemporains.
Bénédicte Gorrillot, singulière universitaire latiniste, a confié la traduction d'
Inter aerias fagos à des poètes, en les exhortant à prendre toutes les libertés personnelles au plus près de leur langue.
Inter est né. Un livre de l’un, Pascal Quignard, et un livre de sept autres,
Pierre Alferi,
Éric Clémens,
Michel Deguy,
Bénédicte Gorrillot,
Emmanuel Hocquard,
Christian Prigent,
Jude Stéfan.
Pascal Quignard né en 1947, est écrivain et musicien, auteur de romans, d’essais sur l’art, la rhétorique, de petits traités, de livrets d’opéras, et de scénarios de films. Il a reçu le prix Goncourt pour
Les Ombres errantes (Grasset) en 2002.
En partenariat avec les éditions Argol.> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
•Cycle «Rendez-vous avec Ravages» (1/2)
La revue Ravages n’est pas une revue bien-pensante, de droite ou de gauche, écologique ou libérale, elle s’intéresse à tous ceux qui réfléchissent au cœur de la tempête, aux idées qui nous gênent mais nous poussent dans les reins, aux artistes qui remuent le couteau dans la plaie, aux écrivains qui dérangent. La revue Ravages est une revue objet, une œuvre d’art et de style, où interviennent des graphistes et des photographes, où des nouvelles nous parlent de «joie ravageuse».«Neuropolice» ou les formes variées et pernicieuses de la police du cerveau et de la penséeMercredi 9 février à 18havec
Catherine Vidal, biologiste de l’Institut Pasteur, qui racontera comment la science policière et la justice prétendent traquer des preuves de culpabilité dans les cerveaux,
Ruwen Ogien, philosophe qui nous parlera de la castration chimique des délinquants sexuels,
Jean-Pierre Faye, écrivain qui nous parlera de son expérience de la police de la pensée. Un invité surprise est attendu...
Jean Genet.
La soirée sera animée par Isabelle Sorente, co-fondatrice de la revue, écrivain, qui publie ce mois-ci «Addiction générale».
En partenariat avec la revue Ravages
(éditions Jacques Binztock).> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
•Traversée philosophique (5/6)
Droit à la vie ?Jeudi 10 février à 18h :
avec Alain Brossat (philosophe)
animée par Jean-Marie Durand.
Peut-on parler d'un «droit à la vie» sans penser aussitôt à ceux qui en seraient dépourvus ? Et pourtant...
Quand les bébés phoques sont massacrés sur la banquise, leurs défenseurs estiment qu’ils ont «droit à la vie». Quand un laboratoire refuse de sortir des embryons du congélateur où ils sont entreposés depuis des années, on nous dit également qu’ils ont «droit à la vie». Quand les vieillards les plus fragiles meurent par temps de canicule, les protestations fusent : n’avaient-ils pas eux aussi «droit à la vie» ? Certes, mais de quelle vie parle-t-on ? La survie n’est pas la vie, disaient les anarchistes du XIXe siècle.
Traquant les notions contemporaines les plus consensuelles pour comprendre ce qu’elles occultent, à quoi et à qui elles servent, l’auteur poursuit ici le travail de décodage idéologique entrepris avec
Le grand dégoût culturel (Seuil, 2008).
Avec des lectures de textes de
Fernand Deligny,
J. M. Coetzee,
Jean Giono,
Romain Gary.
Alain Brossat enseigne la philosophie à Paris VIII-Saint-Denis.
En partenariat avec les éditions du Seuil et les Inrockuptibles.> Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5€
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