Retour à la liste
logo Théâtre de l'Odéon
 |   Contacts
 |   Mécénat & Développement |   InfoLettre   |
Facebook
Dernière minute
  • Abonnez-vous !
    La saison d'abonnement 2012-2013 est désormais ouverte, ne tardez pas !
  • Impatience !!!
    Prix Impatience :  le Prix du Jury ET le Prix du public du festival ont été remis au RAOUL COLLECTIF pour leur spectacle LE SIGNAL DU PROMENEUR. Encore bravo à eux.
  • Rejoignez le réseau
    L'Odéon est sur facebook, mais aussi sur Twitter @TheatreOdeon ! Venez discuter, partager, et + si affinitées !
Précédent Suivant
Présent composé
EN JUIN 2012, venez partager avec nous :
. un après midi consacré aux Confessions amoureuses de Jean-Jacques Rousseau, par Raphaël Enthoven.
. une soirée "pastiches" avec Guillaume Gallienne.
. une rencontre avec Jean-Philippe Toussaint autour de Dostoïevski
. du théâtre d'intervention, Les Études, c'est bien, c'est mal...

En savoir +
 
 
picto librairie
L'Odéon en librairie
Vous n'avez pas le plugin Adobe Flash.
Pour le télécharger cliquez ici :
Plugin Flash

Historique

Agrandir le texteEnvoyer le lien de cette pageImprimer cette page
Envoyer à un ami : Le théâtre > En bref > Données techniques > Logiciel son (Séquenceur Histoires) > Historique

 
 
 
 
Historique :

Dans les années 1990, l'équipement de base du service son du théâtre National de l'Odéon était constitué d'une console à mémoire ATEIS 2010 et de plusieurs magnétophones à bande Studer et Revox. La méthode de travail consistait à faire des états de mixage de console, à les mettre en séquence et à automatiser les départs de magnétophone. Les conduites de sons compliquées devenaient possible avec cet équipement. Néanmoins, malgré une automation bien pensée, nous étions quand même confrontés à un manque de réactivité en répétition. Il faut du temps pour préparer les mises en mémoire de la console, du temps pour construire sa régie, du temps pour monter les bandes au ciseau. Il était quelque fois plus facile de travailler manuellement en répétition et de ne programmer la console qu'au moment de la première.

En 1993, à l'occasion de la réfection de la salle du Petit Odéon, un système de mixage ATEIS VISUEL, 3 DAT Studer D780, et une station de travail informatique Studer Dyaxis ont été achetés. Les lecteurs de CD se répandaient dans le grand public, une référence auditive s'est construite. La méthode de travail a bien sur évolué, les bandes sons étaient construites sur la station Dyaxis et copiées en numérique sur les machines DAT à démarrage instantané. On pensait naïvement programmer nos régies sur la console ATEIS VISUEL et télécommander les démarrages de nos machines DAT.

Une bien triste histoire, sur un spectacle du théâtre des fédérés : on nous a fourni une bande magnétique, de nombreuses voix off y étaient enregistrées. Nous avons copié tous les effets sur une cassette DAT et en avant pour la répétition... Le premier effet passe, arrive le top pour le second effet, la machine DAT n'était pas prête, tant pis nous copions la moitié des effets sur un seconde machine. Premier effet OK, second OK et le troisième ne part pas, la machine n'est toujours pas prête. On prend une troisième machine, et en avant, tout va bien jusqu'au cinquième effet. Au sixième, le son ne part pas. Que s'est il passé ? Le sixième effet était très court, moins de 7 secondes, la mémoire tampon du DAT n' a pas pu se remplir et la machine s'est bloquée. Pour les DAT en cause, un effet doit faire plus de 7 secondes. Nous avons réinstallé un vieux Revox et le spectacle s'est fait...
A peu près à la même époque, nous avons reçu à l'Odéon un spectacle de Bob Wilson, la conception technique du spectacle était très intéressante et commençait à apporter une réponse à nos déboires. Une grande partie des effets sons était stockée sur un sampleur AKAI S3200, les départs de son étaient déclenchés par un logiciel développé par l'IRCAM et vendu par la société OPCODE. Ce logiciel s'appelle MAX et est très utilisé en musique contemporaine pour déclencher des appareils à la norme MIDI. La prise en main de MAX n'est pas forcement évidente, il s'agit d'un logiciel de programmation orienté objet, néanmoins ses possibilités sont infinies. Pour Orlando de Bob Wilson, Max commandait le sampleur AKAI et la console ATEIS qui avait une particularité intéressante, celle de pouvoir réagir aux ordres MIDI de type Program change. L'Odéon prenant en charge la tournée de ce spectacle, il a fallu apprendre MAX et adapter la régie pour qu'elle soit facile à mettre en oeuvre. En particulier, nous avons utilisé la section direct to disc du sampleur AKAI S3200. Les inconvénients de la section Direct to Disc de cette machines sont de plusieurs ordres : on ne peut lire qu'un seul fichier stéréo et pour arrêter la lecture du fichier, il faut envoyer un autre son. Nous avons créé un son silence...
La limitation en mémoire des sampleurs (maximum de 3 minutes stéréo à l'époque) et la lourdeur de mise en oeuvre nous ont incité à nous intéresser à la gravure de CD audio. Notre station de travail Dyaxis et ses temps de calcul prohibitifs, la limitation du nombre de piste audio en lecture simultanée nous a longuement déprimé. Nous avons fini par craquer pour deux petites stations de travail DIGIDESIGN, une session 8 et une audiomédia II. Les logiciels embarqués s'appelaient Pro Tools, Sound Designer et masterlist CD. La méthode de travail consistait à mixer avec Pro Tools, mastériser avec Sound Designer et graver nos CD avec Masterlist CD. Ces stations de travail nous ont rendu de fiers services, il ne faut pas le cacher. Mais passer ses nuits à jeter des CD pour en graver d'autres en fonction de l'évolution du travail de répétitions a épuisé plus d'un régisseur son.

Nous avons donc décidé de changer de fusil d'épaule, et nous avons acheté des machines Direct to disc AKAI DD 1000. Ces machines ont une capacité de lecture de 2 pistes stéréo. Elles stockent les sons sur disque magnéto-optique. Elles sont capables de créer une liste de lecture qu'il est possible de déclencher avec des message MIDI.
Malheureusement, il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark ! En particulier une limitation d'une heure de son par disque magnéto-optique, ce qui peut être dramatique en répétition quand il faut rajouter des effets son sur un disque déjà plein. On ne passe plus ses nuits à graver des CD, mais à faire des transferts de fichiers son sur des disques. En outre, nous utilisions le logiciel MAX pour déclencher les départs de sons avec des notes midi tout en envoyant des programmes MIDI pour recaler des états de console ATEIS. En fait, trois programmation pour un seul spectacle, soit la programmation des DD1000, de la console ATEIS et de MAX bien sûr. Et évidemment pour le coté pratique de la chose, il fallait envoyer une note 1 pour déclencher le son qui correspondait à la note 0. Une gymnastique intellectuelle intéressante à 2 heures du matin.

En 1998, la société Cycling74 a mis sur le marché une librairie de traitement de signal pour le logiciel MAX. Cette librairie comporte des objets qui permettent la lecture de fichiers son. Pour la petite histoire, nous avons envisagé à l'Odéon l'achat d'une station informatique Silicon Graphic car il existe sur ce type de plate-forme un logiciel développé par l'IRCAM qui s'appelle Max/FTS. Malheureusement les objets qui permettent la lecture de fichier son sur Silicon Graphic ont un temps d'accès d'environ 3 secondes. En fait Max et sa librairie audio MSP sont des dérivées de MAX/FTS et du logiciel Pure Data (Station de travail UNIX). Tous ces logiciels ont pour source le travail de l'IRCAM. Nous avons donc décidé de créer notre propre programme, il s'appelle Séquenceur Histoires...

Fonctionnement sommaire :

Séquenceur Histoires... est un logiciel qui permet de lire 8 fichiers stéréo simultanément. Il fonctionne en fait comme 8 magnétophones à bande. Pour commencer, il faut charger un fichier son (une plage de CD audio, un montage Pro Tools...) dans le logiciel. Un petit outil de montage permet de caler le début et la fin des sons, d'y appliquer un fade in et/ou un fade out. Quand vous êtes content de votre travail, le nom du son que vous avez préparé apparaît dans un petit tableau. À ce stade, il est possible de mettre le son en boucle, d'en changer le niveau de lecture, et de remplacer le nom du son par un autre un peu plus explicite.

Nous allons maintenant passer à la fenêtre principale, celle qui permet de mettre en séquence vos sons. Cette fenêtre est pourvue de colonnes intitulées ÉVÉNEMENT _ 1 jusqu'à ÉVÉNEMENT_8.
Il faut maintenant créer un premier pas de séquence. Quand cela est fait, 8 champs apparaissent sous les intitulés des colonnes ÉVÉNEMENT. Cliquer dans ces champs fera apparaître un menu déroulant. On constate que les noms des sons que vous avez entré dans le logiciel s'affichent précédés d'un en-tête de type DD_1, DD_2 et ainsi de suite. Votre son s'appelle DD_1 cloches, il sera lu par le premier lecteur de fichier son, s'il est précédé par DD_2, il sera lu par le second lecteur de fichier son. Si vous disposez d'une carte son avec plusieurs sorties audio, il vous est possible de paramétrer le lecteur de fichier son numéro 1 avec les sorties 1 et 2, le lecteur de fichier son numéro 2 avec les sorties 3 et 4, et cela jusqu'au lecteur de fichier son numéro 8.
Revenons à notre effet cloche, cet effet est disponible sur tous les lecteurs de fichiers son, vous le voulez sur le lecteur numéro 2 à la place du lecteur 1, un clic de souris et c'est fait, vous le voulez sur le lecteur 1 et le lecteur 2, c'est possible, sur les 8 lecteurs en même temps, c'est encore possible. Il n'y a plus de problèmes de copie entre supports.

Il est également possible de générer des événements MIDI de type Program Change ou Note On pour recaler des états de consoles par exemple. Cette méthode de travail souffre d'un inconvénient majeur. La majorité des consoles sons à mémoires sauvegarde votre travail sous forme de bloc. En effet, quand vous enregistrez un état de mixage, tous les éléments sont sauvegardés, même ceux qui ne sont pas utilisés. Par exemple, votre effet est sur les entrées 1 et 2, vous sauvegardez les niveaux de ces entrées et également les niveaux de toutes les autres entrées. Ce qui vous oblige, si vous rajoutez un effet ou si vous le déplacez dans le temps et dans la console, à revenir en permanence sur la mémorisation de la console. Par exemple, une ambiance qui tourne sur plusieurs états de console genre mémoire 1 à 10, s'il vous faut rectifier le niveau, il vous faut aussi programmer 10 mémoires de console. Par ailleurs cette méthode de travail impose une double programmation, celle de Séquenceur Histoires et celle de la console de mixage.
L'Odéon étant équipé de console YAMAHA 02R, il nous a paru plus judicieux d'utiliser des ordres MIDI de type système exclusif. Cette catégorie de messages MIDI permet l'accès à tous les paramètres de la console. Pour mémoire les messages exclusifs ne sont pas normalisés, les fabricants peuvent les utiliser comme bon leur semble.
Il nous a paru plus judicieux d'attribuer à chaque son dans Séquenceur Histoires les réglages de console qui le concernent. Si votre son de cloches a un niveau de 0dB qu'il monte en 12 secondes, que son panoramique est à gauche et qu'il est diffusé dans la sortie 3 et 4, nous allons donc sauvegarder le réglage de console de chaque son dans Séquenceur Histoires... Il suffit de créer dans la fenêtre Direct to disc 02R un effet avec un son et ses réglages de console. Cet effet apparaîtra dans la fenêtre principale précédé d'un en-tête de type M1 à M8. En fonction des assignations des lecteurs de fichiers son, par exemple M1 correspond à l'entrée 1 et 2 de la console, M2 à l'entrée 3 et 4, ... le son et ses réglages de console seront redirigés là où vous le voulez.
On évite ainsi la double programmation, et l'on bénéficie d'une plus grande souplesse de travail.
On peut bien sûr manipuler les pas de séquence comme l'on le veut, en rajouter, en supprimer, en insérer et en chaîner. Il est également possible de déplacer les sons dans l'espace avec la souris. On peut intervenir sur des effets quand ils ne sont pas sur le plateau et modifier en temps réel les réglages de consoles et de sons.

Nous vous incitons à découvrir ce logiciel.
 
 
 
|  Crédits
|  InfoLettre